La trêve hivernale a débuté le 1er novembre et durera comme tous les ans jusqu’au 31 mars inclus. Durant cette trêve et hormis quelques exceptions, les fournisseurs d’énergie ne peuvent pas interrompre l’alimentation en électricité ou en gaz en cas d’impayés que vous soyez locataires ou propriétaires. Cependant la puissance fournie peut être réduite.
Le baromètre annuel info-énergie 2025 publié par le médiateur national de l’énergie fait suite à une enquête réalisée par l’institut BECOMING en septembre 2025 auprès de 2 000 Français habitant en métropole. Cette enquête met en exergue une précarité énergétique en hausse mais pas seulement.
Les factures d’énergie étouffent de plus en plus les Français qui sont 36 % à déclarer qu’ils ont des difficultés pour les régler. Un tiers des Français interrogés indiquent aussi avoir souffert du froid dans leur logement durant l’hiver 2024.
Et cela touche encore plus les bénéficiaires du chèque énergie notamment en ce qui concerne le froid subi dans le logement avec 59 % d’entre eux. Ces bénéficiaires du chèque énergie ont dû faire face à un report de l’aide versée à partir du novembre au lieu d’avril habituellement, la faute à une loi de finances 2025 adoptée tardivement. Ce report a entraîné des difficultés de paiement pour 35 % d’entre eux, des frais supplémentaires pour 14 % et des problèmes avec les fournisseurs d’énergie pour 13 %.
Les difficultés de paiement ne sont pas seulement actées durant l’hiver, elles le sont tout au long de l’année. Le médiateur national de l’énergie relance sa demande d’instaurer un droit à une alimentation minimale en électricité toute l’année en cas d’impayé car l’électricité est un besoin de première nécessité (réfrigérateur, appareil de cuisson, chauffage en hiver (ou ventilation en été pour éviter les bouilloires thermiques).
L’enquête montre aussi que bien que 85 % des français réalisent des gestes pour réduire la consommation d’énergie, c’est surtout par souci financier (87 %) et non pour une question environnementale (34 %) comme le souhaiterait le Gouvernement pour faire face à l’urgence climatique.